Avec la série Aurélie Laflamme, India Desjardins a réussi à toucher toutes les jeunes filles !
Écrit sous forme d'un journal intime avec date, heure et gribouillis à l'appui, ces livres vous feront entrer dans l'univers de la jeune ado.
Sucré, léger, pétillant, un vrai délice !
Un film est en préparation. Elle nous en dit plus...
La date de l'entrevue : 10 juin 2009
La série Aurélie Laflamme va être adaptée au cinéma. India, la première question que j'aimerais vous poser et que toutes nos lectrices se posent, c'est quand et où vont avoir lieu les auditions ?
Je n'ai encore aucune information à ce sujet. Il faut suivre tout ça sur la page d'accueil ou dans le section «nouvelles» du site www.aurelielaflamme.com. Aussitôt que j'aurai des nouvelles, les informations seront ajoutées.
Quels sont les critères de sélection pour ces auditions ?
Encore une fois, je ne peux répondre.
Avez-vous le droit de choisir vous-même celle qui incarnera Aurélie Laflamme au cinéma ?
Cette décision difficile sera prise par Christian Laurence, le réalisateur du film.
Sous quelle forme sera votre implication dans le film ?
J'ai co-écrit le scénario avec Christian Laurence. Je serai aussi consultée pour les décisions importantes du film. Il est très important pour moi et pour toute l'équipe du film de respecter ce que les lecteurs et lectrices connaissent de la série.
Pouvez-vous nous parler du 6ème tome d'Aurélie Laflamme qui vient de sortir, Ça déménage ?
Aurélie déménage de la maison qu'elle habite depuis qu'elle est née. Dans cette maison se trouvent plusieurs souvenirs qu'elle a avec son père, qui est décédé. Elle a donc un grand deuil à faire. Et doit accepter d'aller habiter avec sa mère et le chum de celle-ci. Elle devra aussi aller visiter ses grands-parents au camping, une activité qu'elle déteste. Mais elle décide de s'ouvrir à de nouvelles choses. Surtout qu'au camping, elle rencontrera un sosie (à part les cheveux, les yeux, le nez et la mâchoire) de Robert Pattinson, l'interpère d'Edward Cullen du film Twilight. En fait, son parfait sosie dans le noir ! Histoire d'amour en vue ? À suivre...
Fin juin, vous allez publier l'agenda scolaire 2009-2010 d'Aurélie Laflamme. Que retrouvera-t-on par exemple dans cet agenda ?
J'ai travaillé avec ma soeur Gina Desjardins, qui a trouvé des sites Web super cool pour aider à l'école ou pour se divertir, et l'illustratrice de la série Josée Tellier, qui a fait de nouvelles illustrations super hot et qui a fait tout le design visuel de l'agenda. Il est super beau ! On y retrouve aussi des articles inédits du Miss Magazines, des tests de personnalités, une recette de cupcakes au chocolat, bref c'est plus qu'un agenda !
La série comprend 8 tomes. Pouvez-vous nous parler un peu des tomes 7 et 8 ? Quand vont-ils sortir ?
Je suis en pleine écriture du septième tome. Je prévois le sortir au printemps prochain. Je garde par contre les prochains titres secrets et ce qui va se passer est top top secret, style secret d'état à haute sécurité !
Quels sont vos autres projets actuels ?
Peut-être un autre roman, pour adultes, cette fois.
Entrevue du 4 mai 2007
1) Quel genre d'adolescente étiez-vous ?
J'étais comme toutes les adolescentes. J'avais des hauts, des bas et je me sentais totalement extraterrestre !
2) Quels sont vos plus beaux souvenirs d'adolescente ? Vos pires souvenirs ?
Mon plus beau souvenir est sans doute mon premier baiser ! Dans un sous-sol, et comme fond musical, la musique de Super Mario 1 ! Toup, toup, toup, toulouloulou... Très romantique !
Mon pire souvenir est sans doute d'avoir mangé dans une toilette à l'école de peur qu'on me voit manger seule... Maintenant, je n'ai plus honte de le dire, car j'ai appris que plusieurs filles de mon école faisaient ça (si on avait su, on aurait pu manger ensemble !) et je réalise que ça arrive encore à plusieurs jeunes d'aujourd'hui.
3) Vous avez exercé le métier de journaliste une dizaine d'années dans différents journaux et magazines tels que « Cool », « Journal de Québec », « Journal de Montréal », « Clin d'oeil », « Femme d'aujourd'hui ». Quelle influence a-t-il eu dans votre métier d'auteure ?
Sans doute une grande influence. J'y ai fait des rencontres marquantes. On m'a fait confiance. On m'a donné mes premières chances alors que j'étais toute jeune. J'y ai développé mon style. Et on m'a laissé proposer des idées (comme le journal intime de Marie-Cool, dans Cool, et Place à Miss Jiji, dans le journal de Montréal) qui m'ont ramenée vers ma première passion : l'écriture de fiction.
4) Votre premier roman, « Les aventures d'India Jones » est apparenté au courant littéraire anglo-saxon de la « chick-lit », une littérature populaire féminine. À votre avis, pourquoi peu d'auteur(e)s québécois empruntent cette voie ?
Je ne sais pas. Je ne peux répondre pour les autres. Je crois qu'au départ, il faut aimer ce style et l'assumer. Pour ma part, j'adore l'humour et les fins cheesy ! Je m'assume totalement !
5) Qu'est-ce qui vous a poussé à devenir auteure de littérature pour les adolescents ?
Pour moi, c'est le cours naturel des choses. J'ai toujours écrit pour les adolescents. J'avais 19 ans lorsqu'on m'a engagée au magazine Cool et j'ai eu l'idée du journal intime de Marie-Cool en 2000. Ça fait donc 7 ans que j'écris de la fiction pour les adolescents. Puisque j'écrivais surtout des fictions d'une page, dans le magazine, je me sentais limitée et j'avais envie de leur raconter une histoire plus étoffée. Et j'ai créé Aurélie Laflamme.
6) Comment est née la série « Aurélie Laflamme » ?
J'avais un minou que j'aimais beaucoup, Sybil, qui est décédée. Elle avait 18 ans, je l'avais depuis que j'avais 11 ans. J'ai eu énormément de peine... Puis, je me suis demandé ce que je dirais à mes enfants, si j'en avais, sur mes croyances face à la mort. Et la seule réponse qui m'est venue en tête est : je ne sais pas. Puis, elle est apparue dans ma tête, elle s'appelait Aurélie Laflamme, elle avait 14 ans, son père était mort quand elle en avait 9 et sa mère n'avait pas été capable de lui donner une belle image de la mort. Une prémisse un peu triste, mais l'histoire est pourtant rigolote. Je me suis dit que, lorsqu'on vit un deuil, la vie peut continuer à être agréable une fois le choc passé. Cela dit, Aurélie se pose beaucoup de questions existentielles, comme tous les adolescents d'ailleurs.
Aussi, j'avais promis à Sybil de la faire revivre dans une histoire et c'est ce que j'ai fait. On la retrouve dans la série !
7) Dans cette série, vous racontez les aléas de la vie d'Aurélie Laflamme : l'amitié, la réussite scolaire, le souci de voir sa mère trouver le compagnon qui lui convient et surtout l'amour. Où puisez-vous l'inspiration pour écrire la série « Aurélie Laflamme » ?
Je suis une grande observatrice de la vie.
Je m'inspire beaucoup du quotidien et des pensées secrètes qui nous habitent. Le premier tome s'intitule "Extraterrestre... ou presque", parce que, tout le monde, une fois dans sa vie, se sent comme un extraterrestre oublié sur Terre par erreur. Puis, finalement, quand on réalise que tout le monde pense ces petites choses, on découvre qu'on n'est pas si extraterrestre que ça !
Malgré tout, même si l'histoire d'Aurélie sort tout droit de mon imagination, je dois avouer qu¿étant moi-même très gaffeuse et ayant toujours quatorze ans dans ma tête malgré mes trente ans, il y a quelques petites scènes inspirées de ma vie passée et présente.
8) Aurélie Laflamme est orpheline de père depuis l'âge de 9 ans. Espiègle et gaffeuse avec un discours réaliste, elle partage avec le lecteur sa vision personnelle du monde et tente de composer avec toutes ces émotions nouvelles qui viennent en prime avec l'adolescence. Comment arrivez-vous à vous mettre dans la peau d'une adolescente de 14 ans puis à prendre suffisamment de recul avec votre personnage ?
Je crois que pour écrire pour les adolescents, il faut se souvenir de l'adolescent qu'on a été. On ne peut pas faire semblant, car ils le sentiraient. Personnellement, j'ai des souvenirs très vifs de cette époque. Je me sens encore comme si j'avais 14 ans dans ma tête ! La seule différence est que j'ai maintenant 30 ans et que je vis les mêmes émotions incontrôlables qu'eux, mais j'ai les mots pour les décrire.
9) Chacun des huit tomes de la série « Aurélie Laflamme » présente un thème à exploiter. De ses 14 ans à son bal de finissants, le lecteur découvre une palette d'émotions vécue par l'héroïne. Auriez-vous aimé être cette Aurélie ? Ou sinon l'avoir eu comme amie ?
Étrangement, je crois qu'il y a en chacun de nous une Aurélie. On vit tous une palette d'émotions incontrôlables. Ce qui est différent, avec l'adolescence, c'est que cette palette d'émotions est nouvelle et inconnue.
10) Les médias présentent parfois une image de l'adolescence décalée de la réalité ce qui peut mener ces jeunes vers l'hypersexualisation. Au contraire, avec Aurélie Laflamme, vous teniez à ce que votre héroïne soit à l'image de la plupart des adolescentes d'ici, c'est-à-dire, moins superficielle, moins « chandail-bedaine ». Pensez-vous avoir une certaine responsabilité vis-à-vis des adolescentes aujourd'hui ?
Je pense qu'on a tous une responsabilité envers les jeunes. Les médias présentent parfois une image tellement erronée des adolescents d'aujourd'hui. Depuis la sortie de ma série, j'ai visité plusieurs écoles et je n'ai vu aucun « chandail-bedaine » ni string sortir des pantalons. Pourquoi ? Ce n'est plus à la mode. De tous temps, l'hypersexualisation a existé. Je regardais l'autre jour un vieil épisode d'une sitcom américaine des années 90 et un des épisodes traitait du premier jour au secondaire de la fille du personnage principal. Et devinez quoi ? Puisque tout le monde était habillé sexy, elle voulait s'habiller sexy. À l'adolescence, on veut essayer des choses. En tant qu'adultes, il faut simplement les encadrer, parce qu'on ne peut les empêcher d'expérimenter.
11) Si vous étiez mère aujourd'hui, quelles valeurs aimeriez-vous transmettre à votre enfant pour qu'il vive bien son adolescence et s'épanouisse dans la vie ?
Je crois que j'essaierais de transmetre les mêmes valeurs que je transmets grâce à Aurélie Laflamme, c'est-à-dire qu'il faut être fort devant l'adversité. Que dans la vie, il y a des bons moments, d'autres moins bons, mais qu'elle vaut la peine d'être vécue quand même, en découvrant où se trouve notre propre bonheur.
12) Dans votre entourage, qui est votre premier lectorat avant publication ?
Ma mère ! Après avoir terminé l'écriture, je suis tellement insécure que j'ai besoin que ma mère me rassure. Si elle n'aime pas, je suis dans la m... ! Ensuite, une fois qu'elle me donne son «go», je peux aller vers des critiques plus sévères comme mon chum et mon éditrice.
13) A quoi travaillez-vous en ce moment ?
Le quatrième tome de la série le Journal d'Aurélie Laflamme !
14) Pour terminer, quel message voudriez-vous lancer aux lecteurs de Québec Loisirs ?
Le même message que dans mes romans. Et si vous ne les avez pas lu, voici l'occasion de commencer ! (C'est une ruse...)
India Desjardins en 5 questions :
1) Le disque dont vous ne pouvez vous passer ?
Il y a trop de disques dont je ne peux me passer, c'est pour ça que je traîne toujours mon ipod, qui peut contenir plus de 1000 chansons !
2) L'odeur qui vous chavire ?
Le chooooocoooolaaaaaat !
3) Votre destination de rêve ?
Tout ce qui est ensoleillé avec la mer !
4) Une cause qui vous tient à coeur ?
Je veux transmettre une image positive des jeunes. Ils sont ma cause.
5) La soirée parfaite pour vous ?
Être chez moi, emmitouflée dans une doudou, les pieds sur mon chum. (Très glamour !) Ou une soirée avec mes amies à se raconter tous nos secrets ! (Qui m'inspirent pour mes livres !)